Je vous propose plus de détails sur une véritable menace pour le département. Cette espèce est un destructeur de la biodiversité aquatique locale.

La présence de l’écrevisse de Louisiane en Vendée

En fait, la Ferrière connait déjà la présence de l’écrevisse de Louisiane depuis une décennie. Auparavant, elle fréquentait les plans d’eau et les rivières.

Actuellement, elle se répand sur le département dans sa globalité. Son expansion est sans limite et aucun prédateur ni œuvre humaine ne parviennent à l’éradiquer.

C’est une espèce nuisible et elle prolifère à grande vitesse. La femelle pond entre 400 à 600 œufs plusieurs fois dans une année.

Résistante à la sécheresse, elle dispose d’une grande capacité d’adaptation.

Le cas des marais de Brière et du Brivet

Ce phénomène a précédemment touché le Parc Naturel. Afin de trouver une solution durable, le laboratoire Ecobio de Rennes 1 s’est associé avec le centre national de La recherche scientifique et le syndicat mixte du Parc.

Leur enquête mène vers l’étude de la cohabitation de l’écrevisse de Louisiane et des amphibiens. Elle porte davantage sur les interactions trophiques dans un réseau de mares.

Les pièges utilisés incluent les modèles classiques et les solutions faisant appel à la génétique et au moléculaire.

L’investigation opérée dans le bocage de Brière

Des espèces locales d’amphibiens impliquent des grenouilles vertes ou agiles, des rainettes, des tritons ponctués ainsi que des crapauds. Il ne faut oublier le triton marbré ou grand Triton, une espèce bénéficiant d’une protection renforcée.

Les observations ont permis de conclure que l’écrevisse de Louisiane éprouve plus de difficultés à proliférer dans un réseau de mares. Les amphibiens demeurent actifs et présents et l’écrevisse se répand beaucoup moins que dans les cours d’eau et les rivières.

De plus, cette expansion amoindrie peut provoquer une disparition totale de l’écrevisse de Louisiane à terme.

Une étude transposable à d’autres régions

Selon la configuration des cours d’eau et des marais en Vendée, le constat effectué en Brière peut être transposé. Malgré des conditions hydrologiques favorables à la dispersion de l’écrevisse de Louisiane, les populations sont peu viables à long terme.

Ce type d’espèce est présent en Brière depuis 30 ans. La présence de bocage favorise des zones sans écrevisse et met en avant un excellent brassage génétique.

Ainsi, l’habitat doté de plusieurs poissons, d’une végétation et d’une canopée, additionné d’un réseau de haies entraîne une meilleure coexistence avec l’écrevisse de Louisiane. La protection des mares assujettie à la préservation des amphibiens s’avère efficace selon les résultats scientifiques.

Les mares constituent un réservoir de biodiversité limitant la prolifération d’espèces nuisibles. Retrouvez d’autres actualités ici.

Crédit Photo : aquaportail.com & blog-marais-poitevin.fr

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