Cette pirogue est découverte par hasard en 2019. Actuellement, elle est extraite pour un nettoyage minutieux et un traitement approprié. Je vous livre les détails de l’opération qui s’est déroulée le 14 avril 2022.

La découverte de la pirogue

En mars 2019, le saunier Julien Lardeux heurte la pirogue en creusant dans le vase. A l’époque, il souhaite remettre en place les bords des bassins salants.

La pirogue est située à 80 cm de profondeur. En parfait état de conservation, l’embarcation doit son salut à la présence de l’argile et de l’eau salée.

Elle date de plus de 2 000 ans. La période va de l’an 174 à l’an 19 avant J.C.

En 2019, Yann Viaud exerce comme archéologue à l’INRAP ou Institut National des Recherches Archéologiques de Prévention. Il a constaté la trouvaille.

Trois ans plus tôt, la longueur n’est pas encore connue. Le dégagement a porté sur 4,50 mètres.

Les révélations de l’archéologue

Le marais des Bruyères à proximité de Guérande a permis de trouver des embarcations plus anciennes ou plus récentes. Toutefois, la pirogue de l’Ile d’Olonne date de l’époque gauloise.

Il s’agit d’un témoin essentiel de la navigation en Vendée et des Pays de la Loire lors de la période des Gaulois.

Les témoignages des autorités locales

Le 14 avril 2022, l’extraction de la pirogue de sa gangue d’argile a réuni le maire de la Commune Fabrice Chabot et Guillaume Jean, le vice-président du Conseil Départemental. En fait, le département de la Vendée veut garantir la préservation de la pirogue.

Le but est d’exposer l’embarcation au cœur du parcours de l’Historial de la Vendée. La mise en situation va impliquer l’environnement du site à travers son époque.

L’extraction de la pirogue

L’entreprise Thouzeau de Beauvoir-sur-Mer a permis le levage avec l’aide d’une pelleteuse. Vers midi, la pirogue préalablement emballée se balance tout en haut du marais qui l’a hébergé depuis plus de 2 000 ans.

Ensuite, le laboratoire Art-Nucléart a pris en charge le vestige. L’enseigne est spécialisée dans la conservation des vestiges longtemps restés dans l’eau.

Le laboratoire s’est occupé du transport et va également effectuer le traitement. Le parking n°1 des marais a permis de mettre en place une semi-remorque dotée d’un caisson.

Le trajet a lieu jusqu’à Grenoble où siège le laboratoire. Durant un an, la pirogue est plongée dans une solution spécifique.

Elle fait ensuite l’objet d’une congélation suivi d’un chauffage. Cette opération entraine l’évaporation directe pour conserver correctement le bois.

Le séchage termine l’opération. Retrouvez d’autres news ici.  

Crédit Photo : youtube.com & eportersablais.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.